A propósito de Guatemala
Guatemala — 7 Février 2012

Guatemala
Résumé
- Langue officielle : espagnol
- Monnaie : quetzal (gtq)
- Capitale : Guatemala City
- Superficie : 108 890 km²
- Population (2012) : 14 099 032 habitants
- Densité (2011) : 126,9 habitants/km²
Entrée/sortie
Rien à payer en 2012 pour entrer ou sortir du pays. Quelques douaniers zélés demandent parfois de payer 20 quetzales pour entrer mais ils changent en général d'idée quand vous leur demandez un reçu pour ce paiement.
Eau potable
Ici on ne boit pas l'eau du robinet. On préfère acheter des « garafones » de 20 litres d'eau purifiée.
Moyens de transports
- Bus commun : en provenance du Mexique ou en direction du Belize, c'est la meilleure solution rapport confort/prix.
- « Chicken bus » : à l'intérieur du pays, ces anciens bus scolaires nord-américains sont les moins chers. C'est très bruyant, très inconfortable et il faut changer plusieurs fois de bus mais ça ne coûte rien et on est en plein dans la vie guatémaltèque. A essayer au moins une fois. Attention, si vous mettez vos bagages sur le toit, ils peuvent être mouillés voire fouillés et dans tous les cas assurez-vous qu'ils soient bien attachés.
- « Shuttle » : beaucoup d'agences proposent des voyages en van pour aller d'un point touristique à un autre. Ces minibus sont remplis de touristes et assez chers mais rapides car directs. Renseignez-vous, ça vaut parfois plus le coup que les chicken bus. Les gros bagages finissent aussi sur le toit mais ils sont en général protégés par une bâche imperméable.
- « Tuc-tuc » : dans certaines villes touristiques comme Flores ou Panajachel on peut prendre des mototaxis avec deux places à l'arrière pour quelques quetzales. Retenez tout de même le numéro du taxi, il paraît qu'ils vous emmènent parfois dans un coin sombre pour vous dérober votre argent.
Routes
Dans l'est du pays, le paysage montagneux offre des routes sinueuses qui font parfois tourner plus que la tête.
Aux abords des frontières naturelles avec le Mexique (rivières, jungle) comme à partir de Bethel si vous venez de Bonampak, les routes ne sont pas goudronnées et le voyage assez désagréable mais c'est dans le but de ralentir le narcotrafic dans ces zones difficilement contrôlables.
Le Guatemala est un pays pauvre et bon marché.
Vrai et faux. Le grand développement du tourisme au Guatemala permet à la fois un accès facile à de merveilleux paysages mais rend le pays assez cher, plus cher même que son voisin le Mexique. Si les zones retirées sont très bon marché, les zones touristiques sont bondées d'étrangers (européens et nord-américains) qui ouvrent des hôtels et restaurants à prix européens (Q13 pour un café soit 1,30€).
Autre souci, il est parfois difficile voire impossible de visiter un site sans être guidé car aucun transport public ne passe, que l'on ne vous laisse pas entrer sans guide ou que l'on vous fait peur pour que vous n'y alliez pas seuls. De même, les sentiers (dans les forêts ou sur les volcans par exemple) ne sont jamais balisés pour éviter ce même tourisme libre. Avec un peu de courage et des bonnes chaussures, on peut tout de même tenter sa chance.
Même si les prix sont relativement élevés dans les zones touristiques, une grande partie de la population, notamment dans les zones indigènes, vit de manière très modeste. Beaucoup de familles cuisinent toujours sur le feu, ont des douches sans eau chaude à l'extérieur et des latrines.
Uniforme scolaire
Tous les étudiants des écoles primaires, collèges et lycées doivent porter un uniforme. Il varie selon l'établissement et le niveau de l'élève. Pour les filles, c'est jupe chemisier et gilet. Pour les garçons, pantalon, chemise et gilet. Les enfants doivent, en principe, cirer leurs chaussures chaque jour.
Une manière simple et rapide de mettre tout le monde au même niveau dans un pays où les différences sociales peuvent être très marquées.
Petites arnaques
Les guatémaltèques proposant des produits ou services sont assez habitués au tourisme de masse et font évoluer leurs prix selon la tête du client. Essayez de regarder ce que les locaux paient ou de vous renseigner avant sur les prix pratiqués et toujours se faire préciser le prix avant de passer à la caisse afin d'éviter les mauvaises surprises.
Certains rabatteurs et agences touristiques prennent aussi une commission sur votre dos.
Indigénisme
85% de la population du Guatemala a des racines indigènes et parmi eux, 40% sont indigènes et 45% sont métis. En plus de l'espagnol, 21 langues mayas sont toujours parlées parmi lesquels K'iche', Q'eqchi' et Kaqchiquel sont les plus représentées. Les Guatémaltèques parlent souvent une langue maya en plus de l'espagnol.
Le Guatemala est donc un pays qui a conservé beaucoup de ses traditions et promet de magnifiques scènes de vies. Malheureusement, il est souvent difficile de prendre des photos sans que l'on vous demande une coopération (entre Q5 et Q20). Il est parfois imprudent de faire des clichés sans en demander l'autorisation, ce geste pouvant être pris comme un affront voire une malédiction.
Religions
Si 51% des Guatémaltèques sont catholiques et 45% sont protestants, les indigènes pratiquent bien souvent aussi une religion maya et les frontières entre leur religion ancestrale et la religion occidentale est assez floue. Pour ainsi dire, ils se mélangent eux-mêmes un peu les pinceaux.
Maximón ou San Simón
La légende raconte que des sorcières jettent des sorts aux habitants d'un village. Las de subir leur magie, les villageois se réunissent autour des sages du village pour trouver une solution à leur problème. Ces derniers décident de créer un nouveau dieu puissant qui les aidera à chasser les magiciennes.
Les villageois se rendent dans les montagnes à la recherche d'un bois pour la confection du nouveau dieu. Ils rencontrent un cèdre et demandent s'ils peuvent l'utiliser pour cette tâche. Le cèdre leur répond que son bois est déjà utilisé par un autre dieu. Ils se dirigent vers un arbre de Ceiba. Celui-ci leur dit qu'il est l'arbre sacré des mayas et ne peut assumer une nouvelle déité. Ils se dirigent enfin vers l'arbre de Caoba qui accepte. Ils façonnent donc l'image du nouveau dieu, Maximón et lui donnent vie lors d'une cérémonie. Le dieu est alors vivant et puissant.
Maximón se charge alors de chasser les sorcières, à la demande des villageois. Sa méthode, en revanche, n'est pas celle attendue. Il abuse sexuellement des magiciennes avant de leur donner la mort. Pour la première fois, ils se rendent compte qu'ils peuvent demander quelque chose de bon à Maximón mais que les méthodes utilisées par celui-ci pour arriver à son but sont mauvaises.
Les villageois, effrayés par le pouvoir du dieu, essaient de le tuer mais ce dernier est déjà trop puissant. Ils se contentent de casser bras et jambes de la figures de bois afin qu'il ne puisse plus se déplacer.
Les indigènes utiliseront la puissance de Maximón pour repousser les colons espagnols. Ces derniers, épatés par la puissance du dieu indigène, lui font eux aussi des offrandes et le baptisent San Simón afin qu'il soit accepté par la religion catholique. Ainsi quiconque vénère Maximón peut dire qu'il s'agit de San Simón s'il est contrôlé et ne risque pas de trouver la mort.
De nos jours, de nombreux croyants visitent ce Saint lorsqu'ils ont une grande demande. Ils font des offrandes et parfois même des cérémonies. Il est dit que pour qu'une demande s'accomplisse, il faut donner à San Simón, en échange, quelque chose auquel on tient énormément comme un fils ou un parent. Le fils meurt alors, mais le souhait se réalise. Comme dans la légende, la demande est bonne, mais le chemin pour y arriver est mauvais.
Il existe plusieurs Maximón, soit disant les enfants issus de l'original et des sorcières. Ils sont installés dans des maisons de particuliers et on les change de maison chaque année. La famille qui le reçoit doit en prendre soin, changer ses vêtements chaque soir, le coucher. En échange, elle bénéficie des nombreuses offrandes laissées par les croyants. Un bon business !
Dans l'espace réservé au Saint, il y a des croix catholiques mais on fait des cérémonies mayas à base de sorcellerie. Les adeptes ne savent pas trop s'il s'agit d'un dieu maya ou catholique et quand on demande on nous dit que c'est un peu des deux, ou pire, que la religion maya et la religion catholique, c'est pareil. Une femme nous explique aussi que San Simón est le nom maya et que Maximón est le nom en anglais. En réalité, il semblerait que le premier soit en espagnol et le second en maya.
Bref, Maximón ou San Simón est un exemple bluffant de mélange total entre religion maya et catholique. Les indigènes, plusieurs centaines d'années après la colonisation, ne savent toujours pas où donner de la tête.
Couleurs
Le Guatemala est un pays très coloré. On peut y voir de nombreux costumes typiques très colorés et qui diffèrent d'un village à un autre. Les cimetières sont aussi remplis de couleurs et inspirent plutôt la joie que la déprime sans oublier les chicken bus qui sont de véritables œuvres d'art.
Les femmes indigènes sont des mères au foyer.
Vrai et faux. Si, bien souvent, les femmes sont effectivement des mères au foyer, cela ne s'arrête pas là. Elles sont aussi des travailleuses. Certaines se regroupent pour aller couper du bois pour la cuisine et transportent leur butin sur leur tête sur plusieurs kilomètres.
Les femmes qui portent sur leur tête de lourds paniers remplis de tissus, de légumes, d'objets divers. Les hommes, eux, ne portent pas grand-chose.
Musique traditionnelle
Au Guatemala on entend le son enchanteur du marimba, ce balafon latino-américain.
Vocabulaire guatémaltèque
- « cabal » signifie « exactement ». « Pesar 50 kilos cabales » c'est « Peser exactement 50 kilos ». Très utilisé dans les marchés quand on donne la monnaie exacte.
- « chilero » signifie « cool ». C'est l'équivalent de « chido » au Mexique ou de « chulo » en Espagne.
- « una burra » est « une camionnette ».
Un peu de K'iché
- Bonjour : « Saq'rik ».
- Merci : « Maltiox » ou « Tiox ».
- Comment t'appelles-tu ? : « Su abi? ».
- Je t'aime : « Katwaj ».
L'arbre de Ceiba
C'est l'arbre national du Guatemala mais aussi l'arbre sacré des mayas. Ces derniers l'adoraient et le considéraient comme l'axe du monde.
L'oiseau Quetzal
Le quetzal est à la fois l'oiseau national du Guatemala, la monnaie guatémaltèque et l'oiseau sacré des mayas. Les plumes du quetzal étaient très prisées et utilisées pour faire des ornements ou des coiffes. « Quetzalli » signifie « beau » en maya.
Influence mexicaine
Le géant du nord a une grande influence sur le petit frère Guatemala. On le ressent notamment au niveau de la nourriture. Quasiment tout ce que l'on trouve existe aussi au Mexique. De même, les Etats-Unis ont une forte influence dans un Guatemala ou vivent de nombreux retraités nord-américains et où, comme au Mexique, le Coca-Cola est la boisson par défaut. Dans la culture maya nouvelle génération, on traite même les femmes enceintes avec des bouteilles de soda. Ben voyons !
Terre volcanique
Le Guatemala compte de nombreux volcans dans tout le pays dont 11 actifs, 3 d'entre eux ayant été en éruption durant les 3 dernières années.
Qui dit terre volcanique dit aussi terre fertile. Le village d'Almolonga, installé dans une vallée volcanique, bénéficie de toutes les propriétés de cette terre très fertile. Dans ces champs poussent des légumes de taille démesurée qui sont exportés dans tout le pays et jusqu'au Honduras voisin.
ONG et volontariat
Au Guatemala, de nombreuses ONG et associations vous proposent d'effectuer du volontariat en leur sein. En général, le volontaire n'est pas rémunéré et la plupart du temps il doit même payer de sa poche une somme plus ou moins élevée pour avoir le droit de participer.
Le système de volontariat est un peu détourné dans les villes touristiques. Presque chaque hostal (pour la majorité dirigés par des européens ou nord-américains) propose du volontariat en échange d'un lit et de repas. Une façon économique (un peu abusive ?) d'embaucher du personnel. Malheureusement, cela ne créé pas d'emploi pour les Guatémaltèques.